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mOst · medellín

comment on travaille

Ce que nous faisons à Medellín, et pourquoi nous le faisons comme ça.

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co-créer

mOst ne vient pas raconter un quartier de l'extérieur. Nous créons, avec nos partenaires, les conditions pour que les enfants et les jeunes produisent leurs propres récits : ils et elles choisissent ce qu'ils photographient, ce qu'ils gardent, comment ils l'intitulent, ce qu'ils en écrivent. Les habitant·es ne sont pas un public : ce sont les auteur·rices, les guides, les enquêteur·rices et les premier·es spectateur·rices de ce qui se fabrique. C'est ce que recouvrent pour nous les droits culturels : le droit de produire les images de sa propre vie, et d'en décider la diffusion.

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lire et fabriquer des images

Dans un monde saturé d'images, apprendre à en faire une, c'est aussi apprendre à la lire : ce qu'elle montre, ce qu'elle laisse hors champ, ce qu'elle dit de celui ou celle qui la prend. Les ateliers fortifient l'attention, la confiance, la capacité à choisir, à argumenter et à raconter. La photographie devient une manière de parler de soi, des autres et du territoire ; l'écriture transforme la photo en récit ; la marche relie la création à l'expérience concrète du quartier.

03

le quartier comme salle

Chaque projet se termine par une restitution publique dans le quartier, pas dans une galerie du centre. Les affiches sont collées sur les façades, sur les murs des terrains, aux carrefours, devant les boutiques. Le jour du vernissage, les auteur·rices guident la visite. Les voisin·es se reconnaissent, reconnaissent une porte, une grand-mère, un escalier. Exposer là où l'on vit, c'est faire des quartiers populaires des lieux de culture, et non plus seulement des sujets.

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l'archive vivante

Une photographie d'enfant de 2024 a déjà une valeur d'archive : elle garde une rue avant sa transformation, un visage avant qu'il grandisse, une boutique qui fermera. Chaque projet laisse des photos, des sons, des textes, des cartes, des films. Nous les documentons, les classons, les rendons aux familles et aux organisations du quartier. Cette mémoire est vivante parce qu'elle continue d'être regardée, commentée, complétée.

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le musée-archive de golondrinas

À Golondrinas, la JAC et les habitant·es veulent aller plus loin : monter un musée-archive communautaire. Collecter les photos de famille et les documents des fondateurs du quartier, enregistrer les anciens, réunir les images des enfants depuis 2024 et les rushes du film, les numériser et les conserver sur place, les exposer à la junta et dans la rue. Un musée qui ne sort pas du quartier, fait par lui, pour lui, et ouvert aux autres.

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les périphéries se parlent

Favela ocho a mis face à face Llanaditas, Rocinha et la Maré. mOst travaille aussi à Montreuil, à Melun, à Valle de Chalco au Mexique, et depuis plusieurs années à Rio. D'un quartier à l'autre, les jeunes commentent les images des autres, reconnaissent une cancha, un escalier, une manière de s'asseoir sur le trottoir. Relier les périphéries entre elles, sans passer par le centre.

07

les partenaires et leur rôle

Les projets n'existent que par les organisations qui vivent ces quartiers au quotidien. Leur rôle ne s'arrête pas à l'accueil : elles choisissent avec nous les lieux, mobilisent les familles, prolongent le travail après notre départ.

JAC Golondrinas

La Junta de Acción Comunal du barrio Las Golondrinas, élue par les habitant·es. Elle ouvre la maison commune, fait le lien avec les familles et porte avec nous le film et le futur musée-archive du quartier.

Movimiento Urbano

Movimiento Urbano

Né en 2005 à Enciso El Pinal, dans la comuna 8, en pleine période de violence, ce collectif accompagne enfants et jeunes par la musique, la danse et les arts. Partenaire de donde el arte une et de favela ocho.

Centro de Desarrollo Social Los Mangos

Équipement public de la comuna 8, partenaire du premier parchecito à Golondrinas.

Señales de Humo

Collectif audiovisuel de la comuna 3, partenaire de la comunidad preciosa à Bello Oriente.

Fotogracria · Arteviana

Deux artistes de Rio de Janeiro, l'une de Rocinha, l'autre de la Maré, dont les photographies ont ouvert le dialogue de favela ocho.

Département de la Seine-Saint-Denis

Département de la Seine-Saint-Denis

Avec le soutien du Département de la Seine-Saint-Denis.

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petit lexique

Quelques mots des quartiers, tels qu'ils apparaissent dans les textes des enfants et des jeunes.

parche

Le coin où l'on se retrouve, la bande, le moment passé ensemble. Parchar : traîner ensemble. Parchecito : le petit parche.

comuna

Grande division administrative de Medellín (seize comunas urbaines, cinq corregimientos ruraux). La comuna 8 est Villa Hermosa, la comuna 3 Manrique.

jac

Junta de Acción Comunal : le conseil de quartier élu par les habitant·es, avec sa maison commune, « la junta ».

metrocable

Le téléphérique urbain de Medellín, qui relie les quartiers des versants au métro. La ligne M monte au 13 de Noviembre.

cancha

Le terrain de sport du quartier, souvent grillagé, souvent éclairé la nuit.

tienda

La petite épicerie de quartier, où l'on fait les courses, où l'on joue aux machines, où l'on discute.

loma

La pente, la côte. Les quartiers de la montagne sont faits de lomas et d'escaliers.

plancha

La dalle de béton, le toit plat où l'on joue et où l'on étend le linge. À Rio, on dit laje.

chimba

« ¡Qué chimba ! » : génial, super, en parlé de Medellín.

pelao

Le gamin, la gamine, le jeune du quartier.

cria

À Rio, l'enfant de la favela, celui ou celle qui y est né·e. Fotogracria, c'est la photographie faite par une cria.

echado pa'lante

Echado pa'lante : qui va de l'avant, qui ne se laisse pas abattre.

mandados

Les courses, les commissions qu'on fait pour la famille.

chucha cogida

Chucha cogida : le jeu du chat, à Medellín.

tinto

Le café noir, servi dans les boulangeries et les boutiques.